Crazy Charly Day : 400 étudiants planchent sur la Grande Epicerie Générale à Nancy

Le Crazy Charly Day a réuni 400 étudiants de Nancy ce 13 février 2020 pour un défi par équipe : des missions en temps réel démontrant l’efficacité du travail de collectif pour une journée un peu folle à l’IUT Charlemagne.

Effervescence, concentration et travail d’équipe pour 400 étudiants de l’IUT Charlemagne à Nancy. Du rez-de-chaussée au 6ème étage, les ordinateurs ont été mis à contribution et les équipes de cinq étudiants ont phosphoré de 8H30 à 23H pour relever les défis du Crazy Charly Day proposés à cinq départements de l’Institut Universitaire de Technologie de Nancy-Charlemagne.

Défi pendant 14 heures

Réaliser des flyers, construire un site web, imaginer de l’évènementiel ou construire une appli pour simplifier la planification des coopérateurs de la Grande Epicerie Générale… les missions et défis étaient multiples.

S’imprégner du fonctionnement de cette coopérative originale et pionnière

Soixante équipes de cinq étudiants ont planché pendant 14 heures sur le projet de supermarché participatif de Nancy. Des étudiants qui ont dû s’imprégner du fonctionnement de cette coopérative originale et pionnière pour proposer des axes de développement ou des stratégies de communication.

La première impression des «épiciers» coopérateurs – qui ont assisté aux travaux en direct -est l’implication des jeunes très intéressés par le concept : ce magasin coopératif avec des valeurs de développement durable – écologie, circuits courts, zéro déchets – parle aux étudiants qui ont vite compris la complexité et l’originalité du projet.

Une créativité surprenante

Autre caractéristique de cette journée marathon : le défi du jeu – un côté concours très stimulants – a conduit à une effervescence et une intelligence collective impressionnante. Après le stress des premières minutes, les équipes ont réussi à se concentrer et à travailler rapidement et avec une créativité surprenante.

Nous avons vu des informaticiens développant au tableau des schémas précis et originaux avec la cafetière brancéhe au fond de la salle. Des vidéastes inspirés et créatis. Des « communiquants » ciblant et affinant leur stratégie avec des slogans et visuels nombreux et originaux. Des économistes jonglant avec des chiffres et des concepts. On a senti un vrai professionnalisme du marketing au codage informatique.

Savoir-faire et disponibilité des enseignants,
et force du collectif

Des étudiants encadrés par des enseignants passionnés et professionnels. Une journée folle mais un exercice grandeur nature démontrant la force du collectif pour mener à bien des projets dans un temps limité, de la divulgation des « missions » en amphithéâtre, aux pizzas de fin de journée pour la dernière ligne droite.

Une journée qui s’est terminée à 23H ce jeudi 13 février 2020 avec une remise des prix le lendemain matin.

La Grande Epicerie Générale remercie tous les étudiants et enseignants impliqués dans ce Crazy Charly Day. Des travaux précieux avec une vision novatrice et jeune qui vont servir à la coopérative participative de Nancy pour continuer son développement pour l’ouverture du premier supermarché participatif et collaboratif de Lorraine. Merci d’avoir choisi la Grande Epicerie Générale de Nancy, merci à la créativité des étudiants et merci au savoir-faire et à la disponibilité des enseignants.

Toute la journée sur la page Facebook de l’IUT Charlemagne à Nancy.

Vous pouvez faire avancer notre magasin participatif

En plus des trois heures par mois d’investissement – qui est le principe même de notre magasin participatif – nous avons besoin de personnes qui s’investissent dans les groupes de travail.
  • Vous avez une compétence en informatique ?
  • Vous avez envie de parler de notre projet ?
  • Vous avez des notions de comptabilité ?
  • Vous avez un peu de temps pour relire notre communication ?
  • Vous savez bricoler ?
  • Vous avez des appétences pour le graphisme, la photo, la vidéo, la gestion des réseaux sociaux ?
N’hésitez pas à vous renseigner à l’accueil de la Grande Epicerie Générale à Nancy au 61, rue Saint-Nicolas. Notre projet de supermarché participatif et collaboratif est innovant et à besoin des compétences de tous ceux qui croient à une autre manière de consommer.
 
Plus nous sommes nombreux et plus notre offre sera étoffée et nos horaires d’ouvertures seront élargis. Rejoignez nous pour consommer autrement.

 

Une année 2020 participative et collaborative à Nancy

En 2020, Rejoignez la Grande Epicerie Générale à Nancy.

Merci à tous ceux qui ont contribué au développement de la Grande Epicerie Générale à Nancy et bienvenue à tous ceux qui souhaitent nous rejoindre et devenir coopératrice ou coopérateur en 2020 !

Prochain rendez-vous au 61, rue Saint-Nicolas avec un moment convivial pour la galette des rois le samedi 18 janvier 2020 14h/17h.

Et venez nous rencontrer aux heures d’ouverture, cinq jours par semaine.
Meilleurs voeux à tous !

Un supermarché participatif vu de l’intérieur


Judith Heidebreck, en stage à la Grande Epicerie Générale.

Découvrez les coulisses du premier supermarché participatif et coopératif de Lorraine avec Judith, étudiante à Sciences Po, qui livre ses impressions après son stage à la Grande Epicerie Générale à Nancy. Une étudiante qui a découvert les motivations des coopérateurs et on ne pousse pas la porte du magasin participatif par hasard.

Ayant grandi sur la ferme biologique de mes parents, je trouve que la consommation joue un grand rôle dans le changement climatique et dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le transport d’aliments de pays lointains émet beaucoup de gaz à effet de serre et nous jetons trop d’aliments, autant qu’on pourrait en nourrir toute l’humanité.

« un contrepoids aux grandes surfaces,
un acte profondément politique »

A mon avis, tout ce que l’on fait est de la politique, qu’on le veuille ou non, et l’alimentation, facteur important dans nos vies, l’est encore plus. Tout ce qu’on achète est une décision politique et décider d’ouvrir un supermarché participatif, coopératif et collaboratif s’avère être un contrepoids aux grandes surfaces qui n’ont pas du tout les mêmes valeurs ; c’est un acte profondément politique.

« trois heures de son temps
toutes les quatre semaines »

Les membres de la «Grande Epicerie Générale Nancy» ont ouvert leur propre supermarché où seuls les coopérateurs peuvent acheter. Chacun détient des parts sociales de la coopérative et a donc tout le pouvoir décisionnel sur ce qui va être vendu mais aussi sur ce qui se passe dans le magasin. Les produits sont pour la plupart du bio, du local et du fairtrade et grâce au travail bénévole des coopérateurs, un panier peut être moins cher que dans des épiceries bio. Chaque coopérateur donne au minimum trois heures de son temps toutes les quatre semaines, pour tenir la caisse, peser le vrac ou pour accueillir des nouveaux adhérents. Beaucoup en donnent beaucoup plus, dans les différents groupes de travail, par exemple la comptabilité, la communication ou encore le zéro déchet.

Eco-responsable et local

Pendant mon stage,  j’ai adoré travailler avec ces marchand.e.s non professionnel.le.s, qui ne savent pas toujours tout mais qui « travaillent » bénévolement avec leur cœur. Les raisons pour lesquelles ils adhérent au projet sont très diverses : les uns veulent se nourrir d’une manière éco-responsable, les autres veulent soutenir les petits producteurs locaux et d’autres en ont assez du pouvoir des grandes surface. Souvent, c’est toutes ces raisons combinées et les adhérents ont une raison en commun : le côté social du projet, le fait de rencontrer d’autres gens motivés, de trouver de nouveaux amis ou d’introduire des anciens amis dans le projet pour créer une grande communauté. La solidarité et l’amitié se montre surtout pendant les réunions des groupes de travail auxquels j’ai assisté, qui ne sont pas des simples réunions pour travailler, mais des apéros conviviaux avec des gourmandises et jus de fruits ou bières achetées dans le magasin ou des tartes faites maison.

tutoriels pour les nouveaux coopérateurs

Pendant les ouvertures du magasin, les coopérateurs effectuent leurs créneaux, les uns toujours au même poste, les autres en tournant entre caisse, vrac et accueil. Les nouveaux sont introduits lentement, apprenant des anciens. Et de toute façon, personne n’a besoin d’avoir peur de faire des fautes car les clients eux-mêmes ont des compétences dans la tenue du magasin.

Il arrive souvent que le «client» coopérateur ait déjà rencontré une difficulté et donne un coup de main à ceux qui font leur créneau. Et il y a toujours tous les tutoriels que des coopérateurs ont créés pour que les moins initiés puissent vérifier comment remplir le meuble à vrac, fermer la caisse ou comment rembourser un coopérateur après une faute de caisse. Entre les différents encaissements, il y a toujours du temps pour parler environnement, boulot ou bien famille – on se connaît, c’est une petite communauté de 300 personnes vouée à s’agrandir.

« pas si simple avec autant de fournisseurs différents,
de producteurs locaux mais aussi de grossistes »

Durant un mois, j’ai pu voir les différents aspects du supermarché participatif. J’ai fait le « travail » que la plupart des adhérents effectuent une fois toutes les quatre semaines dans le magasin. J’étais derrière la caisse, au vrac et à l’accueil et j’ai vite appris les différentes fonctions. En rencontrant à chaque fois de nouvelles personnes que je ne connaissais pas et j’ai surtout aimé faire la connaissance d’adhérents de tous les âges car je connaissais surtout des gens de mon âge à Nancy.

Cette immersion m’a aussi permis de préparer les livraisons, ce qui n’est pas si simple avec autant de fournisseurs différents, de producteurs locaux mais aussi de grossistes. Et c’était intéressant d’être présente le jeudi pour savoir ce qui allait arriver le lendemain. Le vendredi c’était le jour des livraisons et c’était bien de voir les différents producteurs et aussi de découvrir en premier quels nouveaux produits avaient été commandés. Le meilleur moment du jour était toujours quand les étagères et caisses étaient remplies des légumes frais tout juste arrivés, donnant une jolie image colorée. Au milieu de la matinée, je commençais déjà à avoir faim grâce aux aromates qui sentaient si bon.

J’ai appris que ce n’est pas toujours facile de tenir un magasin seulement avec des bénévoles, des fois il arrive des problèmes avec certains distributeurs, des désaccords sur la continuité du projet, des tiraillements entre des coopérateurs ou des groupes de travail. Cela n’est pas que négatif, au contraire : le projet vit de la démocratie et de la pluralité des personnes très différentes avec de différentes visions pour ce concept de supermarché participatif et coopératif. La ferveur avec laquelle ils défendent leurs idées montre simplement que le projet leur tient à cœur.

« changer la manière de consommer
en créant des alternatives aux systèmes établis »

Cela devient évident à travers les heures que quelques coopérateurs investissent dans le projet : certains ne viennent pas une fois toutes les quatre semaines mais plusieurs fois par semaine. Le projet est devenu leur propre bébé, un peu comme un vrai travail et ils mettent beaucoup d’énergie dedans. Mais il ne leur appartient pas plus qu’à ceux qui ne disposent pas d’autant de temps mais qui le valorisent tout autant. La motivation et l’énergie que les coopérateurs mettent dans le projet reste l’un des aspects les plus inspirants à voir pour moi et je trouve qu’il nous faudrait beaucoup plus de projets comme la Grande Epicerie Générale, pour changer le monde et pour lutter contre le changement climatique qui nous menace tous.

Mon stage, effectué en juin 2019*, m’a montré que de nombreuses personnes sont prêtes à changer leur manière de consommer en créant des alternatives aux systèmes établis. Le changement commence par nous-même, avec de petites choses, mais il faut qu’il soit porté à l’extérieur aussi, pour convaincre d’autres personnes et pour finalement changer la politique. Pour cela, il semble important que l’on ne mène pas seulement une vie respectueuse de l’environnement mais qu’on aille aussi exiger une politique dans laquelle l’environnement est davantage pris en considération.

Comme j’ai aussi assisté aux groupes de travail et aux réunions pour les nouveaux adhérents, je pense que j’ai eu un bon aperçu de la dimension de la Grande Epicerie Générale et j’ai beaucoup appris durant ce mois de stage. Et pas seulement pour élever mon niveau de la langue française – je suis étudiante allemande à Nancy** – et découvrir et apprendre le noms de tous les légumes. Et j’ai rencontré tellement de monde que j’avais des difficultés de me souvenir des prénoms de tout le monde.

*Les coopérateurs de la Grande Epicerie Générale remercient Judith Heidebreck, 19 ans, étudiante en deuxième année à Sciences Po Paris à Nancy pour son implication et pour son regard neuf et original sur la coopérative, mais aussi pour ses stories sur Instagram !

**Nous étudions toute demande de stage ou d’implication pour des projets tutorés de l’Université de Lorraine ou toute souhait de service civique au sein de notre association.

 

Suivez-nous sur Instagram

Suivez les coulisses de la Grande Epicerie Générale sur Instagram : @GEGNANCY 

Vous y trouverez les plus belles images mais aussi les nouveautés du supermarché participatif et coopératif de Nancy. Comment consommer différemment en étend plus éthique, plus local, plus bio, plus transparent et en ouvrant la coopérative au plus grand nombre ? La réponse en images.

Envoyez vos photos et le groupe communication les publiera. Vous pouvez aussi nous suivre sur Facebook et Twitter et bien sûr en vous abonnant à notre infolettre mensuelle.  

Bien sûr, nous ne sommes pas que sur le numérique et le virtuel : vous pouvez passer nous voir aux horaires d’ouverture du supermarché participatif !

Dans la presse, à la télévision et à la radio

Le supermarché participatif de Nancy a bonne presse. Du vrac, du bio, des prix justes et des adhérents qui s’impliquentles caméras de télévision ont visité notre épicerie test et vous trouverez tous les articles de la presse régionale dans cette petite revue de presse. Merci aux médias qui nous aident à partager notre concept de supermarché participatif, collaboratif et coopératif en Lorraine.

Cliquez sur le média pour voir l’article !

L’Est Républicain – DIAPORAMA, le 28 avril 2019
Photos. Supermarché participatif, la grande épicerie générale à Nancy a un an !

France 3, le 12 février 2019
Ensemble c’est mieux à 10H50, Laurence Duvoid
nous rend visite avec son équipe.

ViaMirabelle TV le 18 janvier 2019
Consommer local et responsable :
Reportage vidéo de deux minutes

France Bleu Sud Lorraine, le 1er février 2019
Ce magasin de Nancy où les prix ne vont pas augmenter malgré la loi alimentation

L’Est Républicain, le 19 avril 2018. 
NANCY – SUPERMARCHÉ COOPÉRATIF
Quatre raisons d’adhérer à l’Épicerie Générale

France 3 Grand Est, le 30 juin 2018. 
La grande épicerie de Nancy,
premier supermarché coopératif de Lorraine

Regardez le reportage de France 3

L’Est Républicain, le 22 avril 2018
NANCY – CONSOMMATION
Ouverture officielle de la Grande Epicerie générale

Photo Alexandre MARCHI

France Bleu Sud Lorraine, le 20 avril 2018
Consommateur et marchand : la Grande Épicerie Générale ouvre ses rayons à Nancy

L’Est Républicain, le 30 juin 2017
NANCY – OUVERTURE
La Grande Épicerie citoyenne

100% Nancy, le 2 mai 2018
Grande épicerie générale, entrez c’est ouvert !

France Bleu Sud Lorraine, le 2 octobre 2017
180 nouveaux épiciers à Nancy pour une alternative aux supermarchés trop chers

Les Tablettes Lorraines, le 7 mai 1018
La Grande Épicerie Générale de Nancy
Du coopératif à l’état pur

Du coopératif à l’état pur

France Inter, Carnets de campagne le 27 juin 2017
Charles Thomassin, qui pilote le projet de la Grande Epicerie Générale, notre second invité.

Grazia, le 29 décembre 2017 (citation)
Le supermarché dont vous êtes le héros 

Blogs, Le Monde, le 2 novembre 2016 (citation)
En France, le formidable essor des supermarchés coopératifs

France 3, le 12 septembre 2017 
Nancy – la Grande Épicerie Générale lance sa campagne de financement participatif

Blog, Le Monde, le 24 janvier 2018 (citation)
Coopératifs, sans plastique ou « inversés » : des modèles pour le futur des supermarchés ?

Reporterre, le 24 mai 2017 (citation)
Le marché bio s’envole, les paysans bio craignent de perdre leur âme

Merci à tous les journalistes de la presse écrite, de la télévision et de la radio pour l’intérêt qu’ils portent à notre concept novateur et complexe. Notamment  L’Est Républicain, Grand-Est Magazine, Les Tablettes Lorraines, 100% Nancy, France 3, Mirabelle TV, France Bleu Sud Lorraine, France Inter, Radio Jérico, RCF, Magnum la radio

Vous êtes journaliste et vous souhaitez réaliser un reportage sur notre projet : contactez-nous, nous vous enverrons un dossier de presse et nous vous ouvrirons nos portes pendant nos horaires d’ouverture, le mercredi après-midi, le lundi soir ou le samedi, et nous vous donnerons tous les détails sur notre projet avec les interlocuteurs de votre choix.

La Grande Epicerie Générale à Nancy ? Un projet  parmi d’autres

Retrouvez les différents projets de supermarchés participatifs à travers la France et l’Europe. 

(liste non exhaustive…)

 

Les différentes associations ou coopératives ne sont pas liées entre elles. Chacun développe son projet, mais des échanges de bonnes pratiques existent et les projets les plus développés servent de modèle déclinable pour les autres. Régulièrement des rencontres intercoopératives à travers la France ont lieu pour échanger sur les différents projets.

Cinq questions à Alice Clerc

Alice Clerc a été choisie en 2019 pour coordonner le projet de coopérative (et rédiger les statuts) pour l’ouverture d’un supermarché participatif à Nancy. Premières impressions, vision du projet, rôle précis dans l’association : la coordinatrice de la Grande Epicerie Générale se prête à la question.

  1. Pourquoi une salariée dans un supermarché participatif ?
    L’objectif n’est pas de remplacer le travail qui est aujourd’hui mené par les adhérents bénévoles mais de mettre en oeuvre la suite du projet, notamment la constitution de la coopérative.
      
  2. Qu’est-ce qui vous amène à Nancy ?
    Je travaillais avant à l’association des agriculteurs biologiques en Ile-de-France. Je suis venue rejoindre mon compagnon qui vivait déjà à Nancy.
      
  3. Quel est le rôle d’une coordinatrice ?
    Dans un premier temps, mon rôle est de mener le projet de création de la coopérative pour passer de l’épicerie-test actuelle de la rue Saint-Nicolas, à un supermarché sur une plus grande surface avec plus de références et des horaires d’ouverture étendus. Je suis particulièrement impliquée dans la concertation pour la rédaction des futurs statuts, dans la construction de la trame financière de la coopérative, dans le recrutement des futurs sociétaires, dans la recherche des futurs locaux et dans leur aménagement.  

    Ne pas aller trop vite 
    pour un projet solide

    Toutes les étapes du projet sont préparées avec les bénévoles impliqués dans les groupes de travail concernés puis validées en concertation avec l’ensemble des adhérents, notamment lors du forum ouvert sur les statuts de la future coopérative début avril et lors la prochaine assemblée générale le 16 mai 2019.

    En parallèle, j’appuie également un peu au fonctionnement opérationnel de l’épicerie test et pour le moment je m’attache au rapprochement des factures fournisseurs et au suivi des commandes.

  4. Quelle sont vos premières impressions après plusieurs semaines dans les locaux du 61, rue Saint-Nicolas ?
    Fraiches à mon arrivée en janvier ! Au delà de la fraîche température du local – ça va mieux maintenant – je suis agréablement surprise de voir le niveau d’implication de certains bénévoles qui sont très moteurs dans le projet. C’est une formidable aventure humaine, même si ça peut parfois générer des petites tensions, il n’est pas si fréquent qu’il y ait autant de bénévoles motivés autour d’un même objectif ! C’est une véritable force pour le projet. Je suis arrivée seulement 9 mois après l’ouverture de l’épicerie-test, il y avait déjà près de 700 produits référencés et 400 adhérents, c’est une vraie réussite.
  5. Le projet de supermarché participatif vous semble-t-il réalisable dans une ville moyenne comme Nancy ?
    C’est toujours difficile à prévoir à l’avance… Pour moi la réussite d’un tel projet ne dépend pas de la taille de la ville, mais plutôt du nombre de personnes qui s’impliquent dans le projet. Le plus important, c’est que chaque membre s’approprie le projet, comprenne que c’est notre projet à tous et qu’on en est tous responsables.     Si chacun s’engage à minima à faire ses services et ses courses à la Grande Epicerie Générale, il y a de très grandes chances que le projet réussisse !
POUR EN SAVOIR PLUS

Connaissiez-vous Nancy et le Grand-Est avant de venir ?
Je connaissais déjà l’Alsace puisque j’y ai travaillé quelques mois juste après la fin de mes études. En revanche, je n’étais venue que quelques fois à Nancy, principalement le week-end.

Comme dans tous les projets, certains trouvent que le passage de « l’épicerie-test » au supermarché n’est pas assez rapide. Qu’en pensez-vous ?
Dans la réussite d’un projet, il y a généralement trois facteurs stratégiques : la qualité, le délai et la dépense financière. Si on veut maintenir le niveau d’exigence de notre projet et limiter les dépenses financières ça demande nécessairement du temps. Il est important de ne pas aller trop vite pour que le projet soit solide et reste collaboratif, pour correspondre aux attentes des adhérents…

Maintenant que « l’épicerie-test » a fait ses preuves, nous pouvons envisager de passer au statut coopératif et déménager dans des locaux plus grands afin de poursuivre l’augmentation du nombre de références.

Vous commencez votre CDI par un stage de six mois, c’est bien ça ?
Pour l’instant, je suis en stage de formation professionnelle à la Grande Epicerie générale jusqu’au 7 juillet 2019. Mon stage s’inscrit dans le cadre du dispositif ARDAN co-financé par la Région Grand-Est : j’ai un statut de demandeuse d’emploi, stagiaire à la Grande Epicerie Générale, tout en bénéficiant de sept formations de deux jours assurées par le CNAM.

Je ne serai embauchée en CDI que si le projet de création de la coopérative aboutit et que les moyens financiers sont suffisants pour me rémunérer.

Le vrac peut-il davantage se développer dans « l’épicerie-test » ?
Le vrac peut bien-sûr se développer dans « l’épicerie-test », d’autant qu’il semble s’agir d’une demande de nombreux adhérents. Le groupe de travail «zéro déchet» est en train de demander des devis à plusieurs entreprises pour l’achat de silos, afin que nous puissions estimer le coût nécessaire et trouver le financement.

La taille de l’espace de vente deviendra rapidement un facteur limitant pour le vrac comme pour le reste, c’est pour cette raison que le groupe de travail «immobilier» est en recherche active d’un nouveau local plus vaste. En attendant, nous devons construire avec les contraintes…

Connaissez-vous les autres projets de supermarchés participatifs en France ?
J’étais moi-même adhérente d’un magasin participatif à Paris qui s’appelle Coop à Paris. Il regroupe 400 adhérents et la surface de vente est comparable à la surface de vente actuelle de la Grande Epicerie Générale, avec notamment un rayon vracet une vitrine réfrigérée de fromages vendus à la découpe… Ce projet n’a cependant pas vocation à s’agrandir pour devenir un supermarché, contrairement à La Louve, dont j’ai eu l’occasion d’aller visiter ses 1450 m2.

Plus récemment, j’ai également visité le magasin participatif de Colmar, les Oies sauvages, lors de la 1ère réunion intercoop Grand-Est, un moment riche en échanges et en partages entre toutes les initiatives du Grand-Est.

Quels sont vos horaires ?
Je travaille généralement au local du lundi au vendredi de 9h30 à 18h15. Participant cependant à nombreuses réunions en soirée (une à deux par semaine), il arrive que je ne sois pas là dans la journée pour récupérer.

N’hésitez pas à me contacter si besoin par Basecamp ou sur mon mail qui a été communiqué à tous les adhérents.

Pensez-vous que la tendance vers une consommation plus active et plus choisie soit un mouvement sur le long terme ?
De mon point de vue, ce que recherchent de plus en plus les consommateurs c’est la transparence et la confiance. Que ce soit en terme d’origines des produits, de conditions de productions ou de constructions des prix, le système actuel construit par l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution est d’une telle opacité qu’il mène aujourd’hui à une certaine méfiance, voir à des scandales sanitaires sans précédents.

Je pense que la tendance vers une réappropriation de notre consommation ne fait que commencer et sera donc de plus en plus importante.

 Merci Alice Clerc et bienvenue à Nancy !

Alice, coordinatrice de la Grande Epicerie Générale à Nancy. Supermarché participatif.

Photographies : Alice Meyer / Grande Epicerie Générale à Nancy.